Depuis le lancement du mouvement par Frank Buchman il y a près de soixante-dix ans, connu d'abord sous le nom de Groupe d’Oxford puis de Réarmement moral, le mode d'organisation d’Initiatives et Changement a constamment évolué.
Dans les premiers temps, il n'était pas question de fonder une organisation. Frank Buchman et ses collègues encourageaient celles et ceux qu’ils rencontraient à former des équipes locales. Ces équipes étaient invitées à se réunir régulièrement afin que leurs membres puissent s’entraider dans leur nouveau chemin de vie.
La menace de la Seconde Guerre mondiale se faisant de plus en plus réelle, on mit davantage l’accent sur des actions stratégiques visant à rapprocher les individus et à changer le cours des événements. À la fin des années trente, des manifestations de grande ampleur furent organisées en Europe et aux États-Unis. À partir de 1939, des groupes itinérants, souvent accompagnés de productions théâtrales, ont parcouru différentes parties du monde. Des centres internationaux de rencontres furent créés (dont le Centre de Caux en Suisse en 1946). Plusieurs groupes nationaux se constituèrent en associations.
Au Canada, le premier voyage de Frank Buchman et de son équipe a eu lieu en 1932, et l’association se constitua en corporation à but non lucratif en 1944.
Alors que s'ouvre un nouveau millénaire, il apparaît comme une évidence que l'expression Réarmement moral n'a plus la même résonance qu'à la veille de la Deuxième Guerre mondiale. Le nouveau nom d'Initiatives et Changement est alors lancé par le président de la Fondation suisse qui gère le centre de Caux, Cornelio Sommaruga, et par le professeur indien Rajmohan Gandhi, petit-fils du mahatma.
En août 2002, le Conseil international préside à la formation d’Initiatives et Changement international, une association dont le siège se trouve en Suisse et qui est maintenant reconnue comme une organisation non gouvernementale (ONG) par les Nations unies. Depuis le 1er janvier 2005, Initiatives et Changement international bénéficie également du statut participatif auprès du Conseil de l’Europe.



